Acheter une maison ancienne dans le Revermont : diagnostics et travaux à prévoir
Non. Le DPE décrit la performance énergétique selon une méthode réglementaire. Il ne remplace pas un examen de la structure, de la toiture, de l’humidit...
Dans le Jura, l’hiver ne se résume pas à quelques matinées fraîches. L’altitude, les vallées encaissées, les épisodes de neige et les alternances entre gel, redoux et pluie sollicitent fortement les logements comme les véhicules. Une maison peut perdre rapidement en confort si son chauffage fonctionne mal ou si l’humidité s’installe. Une voiture peut devenir difficile à démarrer, moins stable sur chaussée glissante ou dangereuse si ses équipements sont inadaptés.
La préparation consiste moins à multiplier les achats qu’à vérifier méthodiquement les éléments sensibles avant les premières périodes froides. Le chauffage, les canalisations, la ventilation, les accès extérieurs et les moyens d’alerte doivent être examinés. Du côté de la voiture, les pneumatiques, la batterie, les liquides, les essuie-glaces et le matériel de secours méritent la même attention.
Le bon moment pour agir se situe avant les premières gelées durables. Une vérification réalisée en urgence, après une chute de neige ou une panne, laisse moins de choix et rend les défauts plus difficiles à corriger.
Une installation de chauffage doit être contrôlée selon son énergie et son mode de fonctionnement. Pour une chaudière, un poêle, une cheminée ou un appareil indépendant, l’entretien et le ramonage doivent respecter les règles applicables à l’équipement et au logement. Le ramonage des conduits de fumée est encadré par le règlement sanitaire départemental et les règles locales peuvent préciser la fréquence. Le justificatif d’intervention doit être conservé lorsqu’il est remis par le professionnel.
Les appareils à combustion nécessitent une arrivée d’air suffisante. Il ne faut jamais obstruer une grille de ventilation pour réduire les courants d’air. Une ventilation insuffisante favorise l’accumulation de monoxyde de carbone, un gaz toxique qui ne se voit pas et ne se sent pas. Santé publique France recommande l’entretien des appareils, l’aération quotidienne du logement et l’usage conforme des équipements. Un détecteur de monoxyde de carbone peut compléter ces précautions, mais il ne remplace pas l’entretien.
Les pertes de chaleur se concentrent souvent autour des fenêtres, des portes donnant sur l’extérieur, des coffres de volets et des passages de conduits. Les joints détériorés peuvent être remplacés. Un bas de porte ou un rideau épais peut réduire l’infiltration d’air dans une pièce peu utilisée, sans bloquer une ventilation réglementaire. Les volets fermés la nuit limitent également les déperditions au niveau des vitrages.
L’Agence de la transition écologique recommande de maintenir une température adaptée à l’usage des pièces plutôt que de surchauffer l’ensemble du logement. La baisse du chauffage lors d’une absence courte doit rester compatible avec la protection contre le gel et l’humidité.
Le gel de l’eau peut endommager une canalisation, en particulier lorsque l’eau emprisonnée se dilate. Les conduites situées dans un garage, un sous-sol, une cave, un vide sanitaire ou un local extérieur sont les plus exposées. Une isolation adaptée autour des tuyaux ralentit le refroidissement, mais elle ne corrige pas une fuite ni un défaut de ventilation.
Avant l’hiver, il est utile de fermer et de vidanger les robinets extérieurs lorsque l’installation le permet. Les tuyaux d’arrosage doivent être débranchés et rangés à l’abri. Pour une résidence inoccupée plusieurs jours, la conduite à tenir dépend de l’installation. Couper l’eau peut limiter les dégâts en cas de fuite, mais le chauffage ne doit pas être arrêté sans évaluer le risque de gel. Dans une maison secondaire, un passage régulier ou un dispositif de surveillance peut être nécessaire.
Les compteurs et branchements placés dans un volume non chauffé peuvent aussi être protégés contre les températures négatives. Il faut toutefois laisser accessibles les organes de coupure et ne pas utiliser de flamme, de décapeur thermique ou d’appareil improvisé pour dégeler une conduite. En cas de tuyau gelé, la remise en température doit être progressive. Si une fuite apparaît, fermer l’eau et faire intervenir un professionnel est plus sûr que de forcer une pièce bloquée.
Les gouttières et descentes d’eau méritent un nettoyage avant les épisodes de gel. Des feuilles accumulées peuvent retenir l’eau, alourdir l’installation et provoquer des débordements sur une façade ou près des fondations. Les terrasses, escaliers et accès doivent être inspectés pour repérer les zones qui deviennent glissantes au premier gel.
Fermer toutes les fenêtres en permanence n’est pas une bonne stratégie contre le froid. L’air intérieur contient de la vapeur d’eau produite par la respiration, la cuisson, les douches et le séchage du linge. Si cette vapeur condense sur les parois froides, elle peut favoriser les moisissures et dégrader les revêtements.
Une aération courte et efficace renouvelle l’air sans refroidir durablement les murs. Les entrées et sorties d’air de la ventilation doivent rester dégagées et propres. La présence de buée persistante sur les vitrages, d’odeurs de renfermé ou de taches sombres dans les angles signale un problème à examiner. Il faut rechercher la cause, qui peut être une ventilation insuffisante, une infiltration, une fuite ou un défaut d’isolation.
Le linge séché à l’intérieur augmente rapidement l’humidité. Lorsqu’il n’est pas possible de le faire dehors, une pièce ventilée est préférable à une chambre fermée. Après une douche ou une cuisson, l’extraction doit fonctionner suffisamment longtemps. Les meubles volumineux ne devraient pas être plaqués contre une paroi extérieure froide, car une circulation d’air minimale aide à limiter la condensation.
Les chutes de neige et le verglas compliquent les déplacements autour du logement avant même de rendre les routes difficiles. Les marches, rampes, seuils et éclairages extérieurs doivent être contrôlés. Une ampoule défaillante ou un détecteur de mouvement mal orienté augmente le risque de chute lorsque la visibilité est faible.
Un stock raisonnable de matériel peut être préparé à l’avance :
Le sel n’est pas toujours adapté à toutes les surfaces et peut accélérer la corrosion de certains métaux ou endommager la végétation. Il faut respecter les indications du fabricant du produit utilisé et éviter les mélanges improvisés. La neige retirée des accès ne doit pas être entassée devant une porte, une bouche d’évacuation ou une zone de circulation.
Lors d’une coupure de courant, les appareils de chauffage d’appoint doivent être utilisés selon leur notice, sur une surface stable et dégagée. Les groupes électrogènes ne doivent jamais fonctionner dans un logement, un garage ou un espace insuffisamment ventilé en raison du risque de monoxyde de carbone.
La préparation d’une voiture commence par les pneumatiques. La pression doit être contrôlée à froid et adaptée aux indications du constructeur, généralement inscrites sur une étiquette du véhicule ou dans le manuel. Une pression insuffisante dégrade la tenue de route et augmente l’usure. La profondeur des sculptures, l’absence de hernie et l’état des flancs doivent également être examinés.
Dans les communes des massifs montagneux concernées par la réglementation, le décret relatif aux équipements hivernaux prévoit, du 1er novembre au 31 mars, des équipements adaptés pour les véhicules. Selon le cas, il s’agit de quatre pneus hiver ou de dispositifs antidérapants amovibles tels que des chaînes ou des chaussettes à neige sur les roues motrices. La liste des communes et la signalisation locale doivent être vérifiées, car la règle dépend du périmètre concerné. Le ministère de l’Intérieur et les préfectures publient les informations utiles.
Les chaînes ne doivent pas être découvertes au moment du départ. Il est préférable de les essayer à l’avance, dans un endroit sûr, et de connaître les points de fixation. Elles se montent sur une aire dégagée, à l’écart de la circulation, avec les feux de détresse si nécessaire. Les chaussettes à neige peuvent être pratiques, mais leur compatibilité avec le véhicule et leur usage sur route dégagée doivent être vérifiés dans la notice.
Le tableau suivant aide à distinguer les contrôles à réaliser avant un trajet hivernal :
| Élément | Contrôle à effectuer | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| Pneus | Pression, usure, dommages et équipement adapté | Adhérence et freinage sur chaussée froide ou enneigée |
| Batterie | Démarrage, âge et état des connexions | Le froid réduit les performances au démarrage |
| Liquide lave-glace | Produit résistant au gel et niveau suffisant | Conserver une bonne visibilité |
| Essuie-glaces | Caoutchouc non déchiré et balayage régulier | Évacuer pluie, neige fondue et projections |
| Éclairage | Feux propres et fonctionnels | Voir et être vu lorsque les journées sont courtes |
Une batterie déjà affaiblie peut devenir défaillante lors d’une période froide. Des démarrages lents, un éclairage qui faiblit ou des équipements électriques irréguliers justifient un contrôle. Les cosses doivent être propres et correctement serrées. Il ne faut pas insister longuement sur le démarreur si le moteur ne part pas, car cela décharge davantage la batterie.
Le liquide de refroidissement doit correspondre aux préconisations du constructeur et offrir une protection suffisante contre le gel. Un simple appoint avec de l’eau n’est pas une solution durable. Le niveau du liquide de frein, de l’huile moteur et du lave-glace doit être vérifié selon les indications du véhicule. Le lave-glace d’été peut geler dans le circuit et empêcher le nettoyage du pare-brise.
Le pare-brise, les rétroviseurs et les feux doivent être débarrassés de la neige et du givre avant de circuler. Le dégivrage peut être aidé par la ventilation du véhicule, mais verser de l’eau très chaude sur une vitre froide peut provoquer un choc thermique. Un grattoir et une housse de pare-brise sont des solutions simples. Laisser le moteur tourner dans un garage fermé est à proscrire.
Un trajet dans le Jura peut devenir plus long lorsque la neige tombe ou qu’un col est difficilement praticable. Avant de partir, il faut consulter les conditions météorologiques et l’état des routes, prévoir une marge de temps et éviter de prendre un itinéraire exposé sans équipement adapté. La conduite doit rester progressive : accélérations douces, distances de sécurité augmentées et freinage anticipé.
Un kit hivernal peut comprendre :
Le triangle et le gilet doivent être utilisés conformément aux règles de sécurité routière. En cas d’immobilisation, il faut se placer autant que possible à l’abri de la circulation et appeler les secours si la situation présente un danger. Le matériel ne doit pas être rangé sous des bagages qui deviendraient impossibles à déplacer.
Pour conserver un comportement homogène, l’équipement des quatre roues est généralement recommandé par les fabricants et les professionnels de l’automobile. La réglementation applicable dans certaines zones de montagne prévoit elle aussi quatre pneus hiver ou des dispositifs amovibles selon les conditions fixées par les textes. Il faut vérifier les dimensions et les indices autorisés par le constructeur.
Il faut fermer l’eau si une fuite est possible, ouvrir prudemment le robinet concerné et réchauffer progressivement la zone avec de l’air tiède. Une flamme ou une source de chaleur intense peut provoquer un incendie ou détériorer le tuyau. Si la canalisation est inaccessible ou endommagée, l’intervention d’un professionnel est préférable.
Tout dépend de la durée de l’absence, de l’isolation, de la température extérieure et de la position des canalisations. Une mise hors gel est souvent plus prudente qu’un arrêt complet, mais la notice de l’installation et les recommandations du fabricant doivent être suivies. Couper l’eau peut réduire les conséquences d’une fuite sans supprimer le risque de gel.
Elles peuvent constituer un dispositif antidérapant adapté dans certaines situations, mais leur compatibilité, leur montage et les règles locales doivent être vérifiés. Elles s’usent rapidement sur une chaussée dégagée. Il faut donc les retirer dès que les conditions ne justifient plus leur usage.